FROM BARBIE TO SHAKTI

From Barbie to Shakti : Le syndrome de la Barbie

Quand j’ai lu ce terme pour la première fois grâce à Nathalie Lefebvre, ça a fait ‘tilt” !

Le syndrome de la Barbie, c’est cette idée qu’une femme doit ressembler à une poupée pour être aimée. C’est tellement inconscient que ça en est presque tabou. Du coup, j’ai décidé de vous partager  mon cheminement intérieur à ce sujet. Pour mettre de la lumière sur mes ombres et celles du collectif qui s’est approprié le corps de la femme lors de l’Ere du Poissons que nous avons cloturé en 2012 au plan astrologique.

J’ai grandi avec beaucoup de remarques sur mon physique (je suis rousse), mes rondeurs de sirène, ma petite taille (moins d’1,60cm :).

Et BIM, ni une ni deux, tu prends le patriarcat en pleine tête dès le plus jeune âge, surtout quand ses remarques sont récurrentes et viennent de la part d’hommes présents au quotidien dans ton entourage proche.

Aimer mon corps dans ce contexte était quasiment impossible vu le crédit que j’accordais aux paroles des “plus grands”.

Je crois que la seule chose qui m’a permis de garder un contact avec cette enveloppe charnelle, c’était la danse, et l’eau, mon amour de l’eau. Nager, encore nager. Et danser dans l’eau.

Inconsciemment, j’avais intégré à force de jouer avec mes poupées Barbie, que je ne rentrais pas dans la norme. Mais alors pas du tout !

L’adolescence a été challengeante. Les années d’université ont été plus douces grâce à la liberté, aux rencontres, aux voyages mais pas pour mon corps, que je rejetais encore terriblement.

Et puis, à la fin de mes études, j’ai intégré le monde stéréotypé des cabinets d’avocats parisiens.

Et là, ben en fait, j’ai compris qu’on attendait que les femmes ressemblent totalement à des Barbies ! C’était totalement assumé. Clairement, ça faisait partie des critères de recrutement. Et si t’étais blanche de peau et avec un corps de mannequin, c’était encore mieux.

En off, on me suggérait fortement de porter des talons aiguilles, des petites robes moulantes. Et comme à l’époque, je me sentais assez insecure dans ce monde libéral où on était pas salarié et où l’on vivait les remous de la crise financière, je suis rentrée dans le moule.

Et je me suis mise à renvoyer cette image de moi qui ne me correspondait pas. Pour répondre à ce que l’extérieur attendait de moi.

A l’époque, je me sentais hyper insecure dans ce milieu, j’avais un énorme syndrome de l’imposteur que je me traînais depuis la fin du lycée, et qui s’amplifiait presque chaque année !

Alors, pour garder ce job dans un milieu très compétitif, j’ai accepté de me déguiser en Barbie. Tous les jours. Même le weekend parfois (coucou les 90h de taf par semaine).

A l’époque, cerise sur le gâteau et répétition de l’histoire, je vivais la même exigence dans mon couple.

Et puis quand j’ai quitté Paris, j’ai rejeté cette exigence patriarcale. J’ai dit non au rôle de la poupée. J’ai eu du dégoût pour les talons hauts, le maquillage, et l’attirail de la super collaboratrice gentille et mignonne qu’on faire venir avec soi en salle de réunion comme une miss Météo (mais qui n’a pas le droit de faire des blagues contrairement à celle de Canal+).

Comme un acte de révolte. Un gros NON au système.

En quittant cette profession en 2019, j’ai aussi quitté ce milieu que j’ai ressenti comme extrêmement violent au plan physique, et aussi émotionnel et surtout j’ai quitté un milieu très machiste qui n’est que patriarcat.

Après le rejet des règles officieuses qui exigent que l’on soit habillée, maquillée, et qu’on sourit d’une certaine manière, j’ai retrouvé la paix avec la féminité.

Grâce au yoga et à mon chemin de guérison autour du féminin sacré  en lien avec de nombreux maux gynécologiques, j’ai reconnecté avec la déesse en moi. Et cette déesse, elle vibre dans tout mon corps. Elle vit, elle parle et elle s’habille comme telle. Pas comme une Barbie. Simplement comme l’incarnation de l’énergie divine. Elle comprend que l’Univers sert son plus grand bien. Et que tout est sacré. En elle et à l’extérieur d’elle.

J’ai refait la paix avec les belles robes qui mettent en valeur mes formes. Les talons hauts si j’en ai envie. Le rouge à lèvres, si j’en ai envie. pas pour faire bien à un entretien d’embauche.

J’ai appris à me dire je t’aime devant le miroir. A aimer mon visage, et mon corps.

J’ai encore du chemin pour vivre en totale harmonie avec mon corps. Mais chaque jour, on s’apprivoise un peu plus. J’écoute ces messages, avec plus d’attention chaque jour. Je n’attends plus qu’il sonne l’alarme et d’aller au burn-out pour prendre soin de ce corps, mon temple.

Bref, voilà comment j’ai transformé Barbie en Shakti !

Et ça change tout. J’ai switché d’intention.

Je ne raconte pas tout ça pour raconter mon Histoire. Je profite de cette histoire pour t’inviter à te questionner :

♡ qu’est ce que tu fais qui n’est pas aligné-e avec qui tu es vraiment ?

♡ à quelle exigence du monde extérieur tu as envie de dire NON aujourd’hui ? Être productif ? Être gentil-le ? Être “déguisé-e” au boulot ? Refouler tes émotions ?

♡  quelle intention dirige tes actions : celle de se faire valider ou de se donner de l’amour ? incarner la conscience divine qui vit en soi ou obtenir de l’amour à l’extérieur ?⠀

Il est grand temps d’être soi. C’est la seule façon de s’aimer vraiment et d’être VRAIMENT aimé-e pour qui l’on est VRAIMENT.

C’est exactement la vibration du mantra clé du kundalini yoga : SAT NAM,  qui signifie “Je suis la vérité, la vérité est mon identité”. Être soi, sans masque, sans jeu et sans en-jeu, avec vulnérabilité, tout simplement.

Photo : novembre 2013, au moment de mes premiers pas en qualité d’avocate au Barreau de Paris

“Je ne suis pas ce qui m’est arrivé”, je suis ce que je choisis de devenir. “

Carl Gustav Jung

Coach de vie, révélatrice de talents et activiste de l’amour de soi, Anaïs est la fondatrice d’Anahatha Life – La Vie vue du Coeur.

Amoureuse d’aventures au bout du monde et à l’intérieur de soi, elle est passionnée par notre potentiel d’évolution en tant qu’âme.

Solaire, pétillante et créative, elle aime partager son énergie et sa guidance intuitive auprès de sa communauté pour aider chacun à faire le plus beau des voyages : apprendre à vivre depuis l’espace du cœur, là où réside nos talents et notre potentiel illimité.